Hier soir, j'ai participé à une soirée sur le thème du stress, et cela m'a amené à réfléchir aux règles que nous nous donnons, comment elles peuvent rester nos alliés et au risque qu'elles puissent devenir des obstacles pour l'atteinte de nos objectifs.
Au plaisir d'échanger avec vous sur le sujet.
Hier soir, j’ai donc participé à une soirée organisée par les clubs d’entreprise des Portes du Médoc et du Haillan (prés de Bordeaux). Le thème de la soirée était : le stress en entreprise.
Pour illustrer de façon ludique ce sujet, les organisateurs ont choisi de présenter une pièce de théâtre : « le stress en pièces » produite par la Compagnie Job Théâtre de Bordeaux.
Leur choix : Mettre en scène des extraits de la vie courante de façon humoristique, tout en faisant passer des messages sur le stress.
L’expression que je garde est la suivante : « et s’il y a une faute dans le dictionnaire, comment on le saura ? ». Cette phrase était en lien avec une scène qui décrivait un conseil de direction d’une entreprise en crise de trop de stress, et dont le PDG estimait que la mise sous stress était la bonne manière de réussir. Et il mainntenait son cap même si on lui disait que c’était cela qui tuait l’entreprise.
Cela me parle d’ouverture et de règles.
Les règles que nous nous donnons sont importantes, elles sont là pour nous protéger. D’un autre coté, si elles ne nous protègent plus, comment le voir ! Comment en prendre conscience et accepter de les remettre en cause !
Selon moi, c’est l’un des défis que nous demande la vie : nous ne sommes pas des machines qui appliqueraient sans raisonnement les règles données ! Nous avons à faire appel à notre intelligence pour adapter, remettre en cause, transformer les règles, les décisions, pour atteindre l’objectif fixé.
Les règles sont au service de l’atteinte de l’objectif. Les règles parfois deviennent un objectif en soi, et c’est là qu’on se trompe d’objectif.
Je ne sais si je suis claire en exprimant cela par écrit. Ce sont des impressions, des constats, des réflexions que je me fais : Les règles ne sont pas nos objectifs. Elles sont au service d’objectifs à déterminer clairement (c’est souvent le plus difficile à faire).
Qu’en pensez vous ?

Michèle,
Ton billet me fait penser aux procédures et certifications qualité dans l'entreprise : elles sont orientées vers la satisfaction du client et, en même temps, elles génèrent parfois une embolie de règles, de contrôles (et de stress !) qui finalement font perdre de vue le client…
Un peu comme dans notre métier en coaching : nos outils, nos techniques, nos théories, nos cadres de référence nous hypnotisent comme un point brillant et nous font perdre de vue nos clients…
Nos aînés, les psys, connaissent bien cet effet d'hypnose. Je ne sais pas si ton blog est le lieu pour ça, mais voici en partage un beau passage d'un livre de Daniel Sibony : Le peuple « psy »
« Deux femmes analystes travaillant séparément dans des services où viennent des femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfant, des femmes qui font échouer la médecine dans leur conception impossible…
Alors elles viennent parler, et très vite s'instaure un espace de transfert où le blocage à concevoir apparaît. La différence des résultats est remarquable. Sur une trentaine de cas, l'une des analystes n'a eu aucune grossesse. Les femmes sont toutes reparties, « acceptant leur stérilité ». Chez l'autre, une femme sur deux environ est devenue mère. Pourtant, aucune des deux analystes ne suggère directement d'être enceinte ou pas. De fait, beaucoup de femmes dites stériles viennent demander à l'Autre-femme, dans le transfert, la permission d'être mère à leur tour. Il est probable qu'une des deux psys accorde cette permission à travers sa présence corporelle, et que l'autre la retient, donc empêche que le féminin maternel qui passe par elle se transmette jusqu'à ces femmes. Il n'y a aucune raison de mettre en doute l'honnêteté, la compétence ou le désir de ces analystes. Elles sont sûrement irréprochables. Mais l'une retient la vie, et l'autre la laisse passer, d'après le mode de présence du corps inconscient. »
Rédigé par: André | 18 avril 2008 à 12:26
En écho, je pense que chacun d'entre nous a des re-pères, et que le processus d'avancée (facteurs temps-ressource-action confondus) vers l' objectif dépend de ce que nous pouvons accomplir en fonction de nos valeurs, besoins, résistances issus de notre histoire
Nous sommes les propres entrepreneurs de notre présent. Les fondations étant fiabilisées par la constance de re-pères évolutifs.
Une fois atteint, l'objectif permet une reconsidération des règles que nous avions lorsque nous avons pris le chemin, nous avons changé, nos repères sont déplacés et un nouvel objectif est atteignable.
Je m'amuse à penser que je m'autorise (motorise) mes propres changements.
Rédigé par: Pascale | 16 juin 2008 à 17:52
Ou comment les médias parlent-elles de ce stress qui peut engendrer des fins tragiques ?
Analyse d'une émission RTL sur Acrimed concernant :
- le suicide de salariés dans l'entreprise, - la défense syndicale collective
- le fil du rasoir du caractère individuel du comportement des individus monté en sautoir au revers de la veste des journalistes les faisant trancher systématiquement en faveur de l'irrecevabilité et de l'irresponsabilité collective de l'entreprise vis à vis des organisations représentatives des employés.
Le suicide ne serait qu'un acte singulier, à considérer comme un mal-être en soi dont le collectif des employés ne pourrait pas s'emparer pour dénoncer la mal traitance qui aboutit à de telles extrémités. Les organisations syndicales seraient "borderline". Les causes de suicides seraient si diverses qu'il n'y aurait pas de point focal !
En définitive l'épicentre du mal-être est patent ! Il s'agit bien de l'entreprise incriminée que les employés et les syndicats ont raison de mettre au pied du mur de son immense responsabilité.
Alors que sont ces psychologues et sociologues de pacotille ?
je me souviens d'un solide et jovial gaillard que d'aucun qualifiait de résilient et qui vint, à son corps défendant, se faire congeler dans un "placard" d'entreprise ressemblant à une chambre froide. Refroidi, il cassa tout net quand il en sortit.
Ce qui est vrai du plomb plongé dans l'azote liquide, l'est aussi des individus, il y a des limites aux invariances des propriétés de résilience des matériaux et des individus, leurs constances ne sont garanties que dans des conditions normales de température et de pression ....et pour les individus, elles ne sont garanties que dans des conditions normales de considération de l'entreprise pour l'employé...
Le plomb n'a pas encaissé le choc, il a cassé*, ...l'individu aussi*.
La réponse est donc collective : il faut que l'entreprise garantisse des conditions normales de considération pour l'employé sous le contrôle des organismes représentatifs des employés.
Pour la transmutation du plomb en or, je retourne à mes essais.
http://www.acrimed.org/article3216.html
*(A moins qu'un alchimiste n'eût transformé le plomb en or pour conserver la pièce entière ou qu'un coach n'eût transformé le jovial gaillard en super-serpillère pour lui faire passer l'épreuve ;>, mais nul n'est tenu à l'impossible)
Rédigé par: Jacques POTIER | 25 septembre 2009 à 15:23