Connaissez-vous l’histoire de Michel Platini ? A quelques détails prés, voilà comment je l'ai entendue.
Michel Platini avait 12 ans lorsque le sélectionneur français passe dans son club. Après avoir vu jouer les enfants, le sélectionneur et l’entraineur de club font le point sur le potentiel de chacun.
Ils abordent le cas de Michel Platini.
- Alors qu’en penses-tu ? demande le sélectionneur
- Michel ne sera jamais un bon joueur. Il est chétif. N’importe qui, à l’approche des buts, le fait tomber. Il ne pourra jamais marquer !
- Ah oui, tu as raison, il est chétif. Mais il sait faire quelque chose qui est rare : il sait toujours où se trouvent ses équipiers. Il pourra être un grand numéro 10, si on sait transformer ce handicap.
- Tu crois ? mais comment peut-on faire ? on ne peut pas le faire grossir !
- Ce qu’il faut, c’est qu’il apprenne à mettre des pénaltys. Ainsi, si on le fait tomber dans la surface de réparation, il marquera systématiquement un point. Et donc, qu’on le pousse ou qu’on ne le pousse pas, il marquera !
L’apprentissage de Michel Platini a alors été adapté afin qu’il marque systématiquement des pénaltys. Heureusement que le sélecitonneut a su voir ses qualités plutôt que ses défauts !
Ce que j’apprends de cette histoire :
- si j’ai des qualités, des atouts pour faire quelque chose que j’aime, et que j’ai des faiblesses, l’idée n’est pas d’abandonner à cause des faiblesses, mais de trouver des « parades » pour transformer mes faiblesses en force.
C’est une manière de transformer « le fer en or » … comme un alchimiste ! Une belle manière de transformer le monde, ne trouvez-vous pas ?

Transformer le fer en or, c'est aussi voir que le fer n'existe pas. Il n'y a que de l'or mal raconté. Bravo pour cette histoire !
Rédigé par: Pierre Blanc-Sahnoun | 22 juillet 2009 à 17:41
Merci pour cette histoire que je ne connaissais pas. Je retiens surtout ce passage : "... il sait faire quelque chose qui est rare : il sait toujours où se trouvent ses équipiers". Cet angle de vue décalé par rapport à l'idée habituelle du bon joueur qui ne peut se concevoir que "costaud" est une admirable pichenette à toutes les idées reçues (sur le sport, mais bien plus). C'est un véritable concept du leadership qui nous est donné.
Rédigé par: Michel ATTIA | 25 juillet 2009 à 18:30
Pierre et Michel, merci à vous pour vos éclairages et compléments si pertinents.
"il n'y a que de l'or mal raconté" ... of course ! les mots qui me viennent, c'est que l'Amour (l'universel ...) nous transforme en effet en or.
Le leadership, celui qui connait suffisamment ses équipiers pour savoir utiliser leurs ressources au mieux de l'intérêt collectif et individuel ?
Voilà les idées qui me traversent grâce à vos commentaires. Bel été à vous. Michèle
Rédigé par: Michèle | 03 août 2009 à 23:20