Les universités Hommes-Entreprises du CECA (Centre Entreprise et Communication Avancée : organisme de formation et de communication sur la région de Bordeaux) ont retenu le thème "Retrouver la confiance" pour cette année 2009. Des intervenants comme Christophe André, Tim Guénard, Eric-Emmanuel Smith y étaient présents.
J’ai eu la chance et le privilège d’y assister. Le thème retenu pour cette année était « retrouver la confiance ». En voir le résumé officiel ici, et le blog du CECA : ici.
Voilà ce que j'en retiens.
De Christophe André, psychiatre et écrivain, j’ai surtout retenu des exercices de confiance en soi qu'il propose à ses clients. Des exercices où il propose d’expérimenter volontairement l’échec : fabuleuse pratique qui nous permet d’expérimenter concrètement l’humilité !
De Tim Guénard, cet ancien enfant abandonné et battu (il raconte son parcours dans le best-seller « Plus fort que la haine »), j’ai retenu sa colère face à un enfant qui a tout, son père, sa mère, un toit, le confort, l’affection, etc … et qui se plaint. Cet homme m’a particulièrement touché par son parcours atypique de la haine vers l’Amour ! Il nous donne une belle leçon de volonté, de courage et de détermination, afin de se libérer et tracer sa propre route, hors des dictons du type « tel père tel fil ! ».
Philippe Dessertine, professeur à Nanterre, directeur de l’Institut de Haute Finance, a été un des seuls économistes à prévoir dès 2004 le séisme que nous connaissons. Ce sujet a priori ne m’intéressait pas. Et en définitive, c’est LE SUJET qui m’a le plus impacté ! J’ai ainsi mieux compris comment, pris dans un engrenage, les marchés financiers ont suivi le chemin des résultats immédiats colossaux. J’ai compris aussi que si cela a été possible, c’est aussi lié à l’assouplissement de la réglementation avec la suppression de la nécessité d’une garantie ou d’une caution lors d’un prêt. Je trouve cela effarant, incroyable, de la science fiction, que cela ait été possible. Et le pire, c’est que cela a marché durant plusieurs années, et que des personnes ont réalisé des bénéfices énormes grâce à ce principe. C’était oublier les réalités, ce que je pourrai appeler « les lois de la nature », tout simplement. Mais si vous avez lu des articles sur la crise économique, vous savez déjà tout ça. … j’ai appris beaucoup de choses grâce à cette conférence passionnante !
Geneviève Ferone, directrice du développement durable de Veolia Environnement, nous a présenté les 4 grands défis qui sont devant nous : climatique, énergétique, la croissance et la démographie. Ce qui m’a le plus marqué, c’est de réaliser que nous sommes trop nombreux sur cette terre. Je n’avais jamais encore entendu ce message.
Un débat a eu lieu avec Philippe Dessertine, Alain Mainguy, directeur du CPA (Advanced Management MBA), Edgard Girard (directeur de l’Inseec Bordeaux et ancien banquier d’affaires) et Henry Quinson, ancien trader, fondateur d’une communauté monastique dans les quartiers nord de Marseille. Cela m’a donné plus de compréhension vis-à-vis des traiders et des banquiers en général. En effet, même si au départ, les banquiers réalistes pensaient ou disaient : « mais cela ne peut pas marcher ! On va droit dans le mur », cela a marché des années ! Ceux qui restaient dans les banques classiques, passaient pour des ringards … il est difficile de résister aux phénomènes de groupe.
Une autre prise de conscience : la crise n’est pas fini … La dette colossale des particuliers a été transférée aux états. Comment cela se passera-t-il si les Etats Unis sont mis en faillite ? Cette question reste en suspend.
Henry Quinson, ancien trader, fondateur d’une communauté monastique dans les quartiers nord de Marseille, est intervenu ensuite. J’ai adhéré à tout ce qu’il a dit … mais rien ne m’est resté. La fatigue sans doute.
Je n’ai pu assister aux conférences de :
- Catherine Destivelle, plusieurs fois championne du monde d’escalade, seule femme à conquérir la face nord de l’Eiger, le Cervin et les Grandes Jorasses,
- Et Eric-Emmanuel Schmitt, l’auteur du best-seller Oscar et la Dame Rose, et de bien d’autres livres, comme : « le sumo qui ne pouvait pas grossir » (un bijou !).
En ce qui concerne Eric-Emmanuel Schmitt, je souligne la fin de son « crédo » (voir ici le texte complet) :
« Je suis optimiste car c’est la seule chose cohérente que le tragique m’inspire ; je décide d’avoir confiance. Si le destin me prouve que j’ai raison, alors, j’aurais gagné. S’il me prouve que j’ai tort, je n’aurais rien perdu, mais j’aurais eu une vie plus heureuse et plus généreuse ».
Cela raisonne pour moi de façon forte, pour 2 points :
- en 1990, j’ai décidé d’être heureuse. J’ai décidé de ne pas m’en faire vis-à-vis des choses que je ne pouvais pas changer (comme le temps, ou d'autres plus intimes). Et j’ai décidé malgré tout de faire ce qui dépendait de moi pour changer les choses qui ne me convenaient pas
- et en ce début septembre, j’ai décidé d’avoir confiance : j’ai confiance en la vie. J’ai confiance dans le fait que j’ai choisi de venir sur cette terre pour expérimenter, pour apprendre … et que ce que je vis répond à cet objectif. Alors, peu importe ce qui m’arrivera, je fais confiance à la vie, dans le fait que c’est la meilleure chose pour l’apprentissage que je dois réaliser. Même si parfois j’ai peur …

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